Flux Local (2021 - 2023)

Réancrer les flux alimentaires et valoriser les flux de matière organique


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Flux Local est un projet de recherche collaboratif au service du territoire du VivAgriLab. Pendant trois années, les partenaires du VivAgriLab se sont réunis pour travailler ensemble au sein du projet Flux Local.

L’objectif ? Améliorer la durabilité du territoire en favorisant la production et la consommation d’aliments locaux et l’utilisation, pour enrichir les sols, des déchets organiques produits localement, en s’appuyant sur une approche systémique du territoire.

Compostage des biodéchets, diversification des exploitations céréalières vers le maraîchage, mise en adéquation de l’offre et de la demande alimentaire : voici quelques exemples d’actions de recherche menées dans le cadre du projet et à découvrir ci-dessous !



Le territoire


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A cheval entre l’Essonne et les Yvelines, dans le sud-ouest francilien, le territoire de Flux Local regroupe 79 communes et 20 000 ha de surface agricole - près d’1/3 de sa superficie totale du territoire du VivAgriLab ! Ce territoire bénéficie d’une densité rare d’établissements de recherche et d’enseignement supérieur : il regroupe 15% des effectifs la recherche et 25% de la recherche agronomique française.

Les actions menées ont pu être étendues à l’ensemble au territoire francilien. Les données récoltées et les outils développés dans le cadre de Flux Local répondent à des problématiques communes aux territoires agri-urbains franciliens et nationaux.




Les axes du projet

Cliquez sur chaque axe pour en savoir plus

Le projet Flux Local a permis d'explorer plusieurs pistes pour accompagner la valorisation agricole des matières organiques produites sur le territoire, par le bouclage de flux de matières organiques. Afin de tendre vers une plus grande durabilité et un meilleur ancrage territorial du système agro-alimentaire, elles peuvent être une ressource importante pour les sols agricoles. Il s'agit donc de les identifier, de comprendre comment et par qui elles peuvent être mobilisées, mais aussi quelle peut-être leur contribution et leur apport au sein du système agricole.

Episode 1/3 📽️: Quelles matières organiques sont disponibles sur le territoire ? Quelles sont les meilleures méthodes pour composter ses biodéchets ? Comment utiliser les urines humaines comme fertilisant agricole ? Caroline Doucerain, présidente de l’association Terre et Cité, et Sabine Houot, directrice de recherche à l’INRAE répondent à toutes ces questions en vidéo.
Cliquez ici pour consulter cette première vidéo autour de l'axe 1
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Lien vers: https://www.youtube.com/watch?v=EZJo8rTfPcw&list=PL1ewW_gW5fdso5Vtuw9oPy_MlaI_QbNYD&index=1


Deux actions de recherche ont été réalisées dans le cadre de cet axe :
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1- Le compostage par voie électromécanique permet le traitement de petits volumes de biodéchets. De telles structures existent déjà sur le territoire agri-urbain de Flux Local. Alors que le droit européen et la loi AGEC du 10 février 2020 ont rendu obligatoire la collecte séparative des biodéchets pour les particuliers dès le 1er janvier 2024, cette innovation est un levier pour leur valorisation en agriculture.

Le projet Flux Local s’est attaché à caractériser la qualité et les modalités d’utilisation des composts selon le procédé de fabrication et les types de biodéchets utilisés. L’étude a ainsi permis de développer la compréhension des acteurs sur ce sujet et de lister un certain nombre de conseils d’usage à destination des agriculteurs ou maraîchers, pour les accompagner dans l’utilisation de ces amendements et fertilisants.

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2- La valorisation agricole des urines humaines permet des économies d’eau et d’énergie, et contribue à l’autonomie du territoire : l’azote et le phosphore éliminés en stations de traitement des eaux usées sont en effet des nutriments essentiels à la fertilisation des cultures. Or, ils sont actuellement apportés par des engrais chimiques.

Sur le plan agronomique, des essais ont été menés pour quantifier l’effet fertilisant de l’urine sur des cultures de blé. Les résultats, détaillés dans la fiche technique ci-contre, sont très encourageants pour le développement de la filière. Au-delà de certains freins, la plupart des acteurs locaux interrogés semblent « prêts » à voir l’expérimentation se poursuivre et à réfléchir à sa mise en œuvre à plus grande échelle, considérant ce projet comme un projet pilote.
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Installation et diversification : leviers pour l’augmentation de la production locale
Alors que la production maraîchère a connu un déclin historique en Ile-de-France et que la demande en produits locaux ne cessent de croître, Flux Local s’est intéressé aux leviers agronomiques et fonciers pour accompagner l’installation et la diversification des exploitations.

L'objectif de cet axe est de mettre en place des actions de recherche qui puissent favoriser la transition agro-écologique, notamment à travers l'utilisation des PRO (Produits Résiduaires Organiques) dans les fermes. Il s'agit d'analyser les pratiques actuelles sur le terrain en terme d'utilisation des PRO et de diversification afin de proposer des outils permettant de faciliter ces pratiques et d'approfondir les réflexions sur leur développement. Enfin, des réflexions s'engagent autour de l'accès au foncier pour les maraîchers.

Episode 2/3 📽️: Comment accompagner la diversification des fermes pour répondre à la demande croissante en légumes locaux ? Quels sont les leviers fonciers et agronomiques pour faciliter cette évolution des systèmes agricoles ? Kevin Morel, chargé de recherche à INRAE et Romain Melot, directeur de recherche au sein du même institut, vous présentent les résultats de leur recherche.
Cliquez ici pour consulter cette deuxième vidéo autour de l'axe 2
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Lien vers: https://www.youtube.com/watch?v=MuCmsZIpIiY&list=PL1ewW_gW5fdso5Vtuw9oPy_MlaI_QbNYD&index=2
Cliquez ici pour consulter cette deuxième vidéo autour de l'axe 2


4 actions de recherche ont été réalisées dans le cadre de cet axe :

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1- Les territoires agri-urbains produisent une grande quantité de déchets, appelés produits résiduaires organiques (PRO). Leur valorisation en agriculture pour leurs nutriments (azote, phosphore, potasse…) est autant une opportunité qu’un défi. A titre d’exemple, les ménages produisent 900K T/an de biodéchets, qui, une fois transformés en compost, pourraient amender 10K ha/an de production de fruits et légumes.
Afin d’accompagner les maraîchers dans l’utilisation des matières organiques locales, Flux Local s’est d’abord intéressé à leur stratégie actuelle d’amendement et de fertilisation et à leur perception vis-à-vis de l’intégration d’une diversité de PRO péri-urbains (compost, fumier, broyat, urine…). Les résultats des entretiens d’une trentaine de maraîchers et arboriculteurs sont présentés dans la fiche ci-dessous.

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2- Un outil d’aide à la réflexion a été développé pour appuyer les maraîchers pour l’intégration des matières organiques locales dans leur stratégie de fertilisation. L’action précédente a en effet montré leur intérêt pour l’usage de ces PRO sous certaines conditions et la nécessité d’un accompagnement.
Cet outil, développé en s’appuyant sur une démarche itérative et participative, peut être calibré en fonction du territoire, du type de sol, des objectifs de production et des pratiques actuelles. Il se présente sous forme d’un module excel ergonomique et pédagogique.

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3- Pour identifier les freins et leviers fonciers, et ainsi accompagner l’installation des maraîchers et la diversification des productions agricoles franciliennes, Flux Local propose une enquête auprès d’acteurs institutionnels et d’agriculteurs.
Cette approche est cruciale alors que la production régionale ne satisfait aujourd’hui que 10% de la demande en fruits et légumes consommés en Ile-de-France, contre 95% en 1895. Ce déclin s’est traduit par un effondrement des emprises foncières allouées à la production maraîchère : de 21 000 ha en 1960 à moins de 5 000 ha en 2010.

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4- La diversification des exploitations en grandes cultures céréalières vers les productions légumières est un des leviers pour l’approvisionnement local du territoire de Flux Local. Pour accompagner au mieux cette évolution des pratiques, des entretiens ont été réalisés avec une diversité d’acteurs pour connaître les motivations des céréaliers pour la diversification, les stratégies adoptées et les défis rencontrés.
Deux grandes stratégies de diversification ont été observées : le céréalier-maraîcher, plus proche des centres urbains et des réseaux de circuits courts, qui cultive une grande diversité de légumes, et le céréalier-légumier, plus loin de la ville et spécialisé, s’appuyant sur des grossistes pour la distribution.

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Comment connecter l'offre et la demande alimentaire locale ?
Afin de développer et soutenir des circuits de distribution pertinents pour les consommateurs et les producteurs locaux, Flux Local s’est intéressé aux attentes et aux besoins de ces différents acteurs locaux.
Cet axe de recherche se donne pour objectif de comprendre quels sont les liens actuels entre offre et demande alimentaire locale et comment ceux-ci peuvent être renforcés. Afin de construire un système alimentaire tourné vers son territoire, nous avons besoin de relier ces flux de production et de consommation. Cela passe à la fois par l'étude de la réalité du marché, de l'offre disponible et des formes qu'elle prend, mais aussi par l'étude de la situation des restaurations collectives sur le territoire.

Épisode 3/3 📽️: Que signifie l’adjectif durable pour les habitants et usagers du territoire ? Comment cela impacte leur regard sur l'alimentation ? Comment mieux connecter l’offre et la demande alimentaire locales ? Marianne Cerf, directrice de recherche à INRAE et Gwenola Yannou-le-Bris, professeure à AgroParisTech se sont penchées sur ces questions.

Cliquez ici pour consulter cette troisième vidéo autour de l'axe 3
Cliquez ici pour consulter cette troisième vidéo autour de l'axe 3
Lien vers: https://www.youtube.com/watch?v=DFmUKiHhk3k



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1- Afin que la production alimentaire locale rencontre les mangeurs du territoire, des actions de recherche ont été menées pour comprendre 1) les attentes des habitants et usagers du territoire en matière d’alimentation durable et de circuits de distribution 2) les moyens mis en œuvre et les besoins des canaux de distribution (AMAP, épicerie participative, supermarché…) et de la restauration collective pour proposer une offre alimentaire locale.
Les résultats du 1) sont présentés dans la fiche ci-dessous, les résultats du 2) sont consultables auprès du VivAgriLab .

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2- Le degré de connexion entre production agricole durable et consommation alimentaire sur le territoire de la Plaine de Versailles a été analysé dans cette dernière action. Elle vient compléter les travaux menés sur le reste du territoire du VivAgriLab en 2020, dans le cadre du projet TORSADES.
Cette approche systémique du système alimentaire permet de qualifier l’autonomie alimentaire du territoire, ses infrastructures et flux matériels et ses acteurs clés (politiques, techniques…). Cela apporte des clés de lecture à mettre en discussion avec les autres actions de Flux Local.

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Les partenaires

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