Biodiversité & Services écosystémiques


Territoire : Plateau de Saclay, Communauté Paris-Saclay, Communauté d'agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines, Versailles Grand Parc.

Acteurs impliqués : Agriculteurs, Associations, Institutions.

Contacts : Emmanuelle Baudry - emmanuelle.baudry@u-psud.fr (Unité ESE, Université Paris-Sud, CNRS, AgroParisTech).

Résumé : Le projet vise à comprendre et décrire les dynamiques de la biodiversité et des services écosystémiques pendant le développement périurbain. L'étude est réalisée sur le plateau de Saclay, un territoire ayant la double particularité d'être en cours d'urbanisation suite à l’OIN du Plateau de Saclay et d’intégrer plus de 2000 hectares de terres agricoles parmi les plus fertiles d'Île de France. L’objectif général du projet est de produire des connaissances qui contribueront à favoriser une coexistence durable sur un même territoire entre l'agriculture, la ville et la biodiversité, en lien avec les partenaires du développement urbain et agricole.

Résultats : Le contexte paysager, agricole ou urbain, influence la contamination de l’eau et des sédiments des mares. A l’aide de données issues du programme de science participative SPIPOLL, il a été montré qu’en milieu périurbain, les jardins des particuliers sont des milieux favorables pour les insectes pollinisateurs. En milieu périurbain, le service de pollinisation est plus efficace dans les zones où surfaces urbanisées et agricoles sont imbriquées que dans les zones purement urbaines ou agricoles.

Ressources :

Publications :
  • Marine Levé, Emmanuelle Baudry, Carmen Bessa-Gomes, Domestic gardens as favorable pollinator habitats in impervious landscapes, Science of The Total Environment, Volume 647, 2019, Pages 420-430, ISSN 0048-9697, https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2018.07.310
Territoire : Plateau de Saclay, Communauté Paris-Saclay.

Acteurs impliqués : Collectivités, Associations (Terre et Cité), Laboratoires de recherche (LabEx BASC).

Contacts : Benoît Gabrielle - benoit.gabrielle@agroparistech.fr (UMR ECOSYS, INRAE, Université Paris-Saclay, AgroParisTech), Patricia Garnier - patricia.garnier@inrae.fr (UMR ECOSYS, INRAE).

Résumé : Il n'existe actuellement aucun consensus méthodologique sur la manière dont les services écosystémiques devraient être évalués, d'où le besoin urgent d'approches quantitatives fondées sur des paramètres mesurables du fonctionnement des écosystèmes. Le projet ASSETS vise à quantifier les services écosystémiques par des méthodes quantitatives à l'échelle de la parcelle et du territoire et à examiner comment ils sont influencés par les facteurs biophysiques, la gestion des écosystèmes et la planification du territoire. Le projet se concentre sur les transitions dans l'utilisation des terres et les pratiques de gestion agricole sur le "Plateau de Saclay", zone périurbaine de 80 km2 actuellement en cours d'urbanisation dans le cadre du développement du principal pôle de recherche, d'innovation et d'affaires de France.

Ressources :
Territoire : Plateau de Saclay.

Acteurs impliqués : Agriculteurs, Particuliers, Instituts, Laboratoires de recherche, Associations, Aménageurs.

Contacts : Emmanuelle Baudry - emmanuelle.baudry@u-psud.fr (Unité ESE, Université Paris-Sud, CNRS, AgroParisTech), Romain Melot - romain.melot@inrae.fr (UMR SADAPT, INRAE).

Résumé : Le projet est centré sur l’analyse de la biodiversité urbaine et cultivée comme vecteur de représentations sociales et comme objet pour l’action publique locale. En associant une équipe pluridisciplinaire en sciences sociales (sociologie, ethnologie, géographie) et en sciences de la vie (écologie), TERRIBIO étudie comment ces tissus fonciers complexes font l’objet d’une régulation à différentes échelles, et propose une cartographie des espaces cultivés du territoire d’étude, notamment les jardins. Cette analyse s’accompagne de recherches qui portent à la fois sur la perception des services écosystémiques fournis par les espaces ouverts, les représentations du rapport à la nature, les pratiques jardinières dans l’espace privé et le métabolisme agro-alimentaire.

Ressources :

Publications :
Territoire du projet : Plaine de Versailles.

Acteurs impliqués : Associations (Plaine de Versailles), Grand public, Agriculteurs (Apiculteurs), Entreprises (BeeOdiversity).

Personne contact : Marie Martinez - animation@plainedeversailles.fr (Plaine de Versailles)

Résumé : Réalisation d’une étude sur le biotope de trois sites afin de déterminer les risques de mortalité des abeilles ainsi que ceux pour l’environnement et la santé humaine. Il sera question d’analyser leur pollen afin de déterminer :
  • La quantité et la diversité florale.
  • La qualité nutritive des ressources.
  • La présence de pesticides ainsi que de métaux lourds.
  • La Plaine de Versailles compte faire des préconisations pour sensibiliser les agriculteurs, les habitants ou encore les pouvoirs publics.

Résultats : Une carence en quantité, diversité et qualité au sein de la flore, les abeilles n’ont pas assez d’acides aminés. Les résultats préconisent alors une amélioration de la flore, surtout entre avril et juillet à Plaisir et toute l’année du côté de Feucherolles. Concernant la pollution et les métaux lourds, leurs concentrations ne seraient pas inquiétantes ni pour la santé humaine ni pour l’environnement.

Ressources :
Territoire : Plateau de Saclay, Communauté Paris-Saclay.

Acteurs impliqués : Acteurs privés, Associations, Collectivités, Étudiants, Institutions, Laboratoire de recherche.

Contacts : Amandine Cornille - amandine.cornille@nyu.edu (GQE Le Moulon, INRAE, CNRS).

Résumé : Le projet s’est construit sur l’observation de la perte globale de la biodiversité en région Île-de-France depuis les 25 dernières années. Cet appauvrissement est dû à une forte densité démographique, une fragmentation des milieux naturels, une imperméabilisation des sols et les pollutions générées par les pratiques humaines. Dans ce contexte, A. Cornille et ses partenaires ont proposé la mise en place d’un verger conservatoire incluant des espèces de plantes (fruitiers – pommiers sauvages - et plantes herbacées) et d’animaux (oiseaux, reptiles, petits mammifères, insectes) indigènes de notre région, ainsi que la présence d'animaux de compagnie (chiens, chats, lapins).

Un réplica du verger conservatoire de Saclay a été réalisé en région Hauts-de-France (plus d'informations ici).

Ressources :
Territoire : Plateau de Saclay.

Acteurs impliqués : Laboratoires de recherche, Étudiants.

Contacts : Paul Leadley - paul.leadley@universite-paris-saclay.fr (Université Paris-Saclay).

Résumé : Cette analyse montre comment l'étude d'impact réalisée par la Société du Grand Paris (SGP) sous-estime largement les effets négatifs de la Ligne 18 sur les continuités et fonctionnalités écologiques. Notre étude se concentre sur le tronçon où la future Ligne 18 sera au sol sur le plateau de Saclay entre le CEA et Châteaufort. Cette analyse est basée sur les études de suivi de la biodiversité à long terme, les observations in situ, les entretiens avec des acteurs locaux et les bases de données de biodiversité ‘open source’.

Résultats :
Réévaluation des impacts
  • Les impacts de la Ligne 18 sur les continuités écologiques doivent être évalués à l'échelle du territoire en interaction avec les obstacles au déplacement des espèces existantes et les autres constructions récentes sur les franges sud du plateau de Saclay. L'étude d'impact de la SGP ne prend pas correctement en compte ces éléments, et cette faiblesse conduit à une forte sous-estimation de l’impact sur les espèces ainsi que sur les continuités écologiques entre le plateau de Saclay, la vallée de la Bièvre, la Forêt domaniale de Versailles et les importants réservoirs de biodiversité au sud-ouest de la région parisienne.
  • Les paysages agricoles sont importants en tant qu'habitat et matrice de déplacement pour de nombreuses espèces. Les impacts sur de nombreuses espèces qui utilisent les habitats agricoles à proximité de la future Ligne 18 sont soit absents de l'étude d’impact de la SGP, soit mal pris en compte.
  • L'étude d'impact de la SGP identifie d'importants effets négatifs de la Ligne 18 sur la biodiversité, mais les minimise souvent dans les analyses finales et surestime les mesures d'efficacité visant à les réduire.
Mesures de réduction des impacts sur la biodiversité
  • Les mesures proposées par la SGP pour réduire les impacts de la Ligne 18 sont insuffisantes pour sauvegarder les fonctionnalités et les continuités écologiques sur le plateau de Saclay.
  • La mise en tranchée couverte de la Ligne 18, plutôt qu'au sol sur la plus grande partie possible du tronçon entre le CEA et Châteaufort contribuerait grandement à la réduction des impacts lors de l'exploitation de la ligne.
  • Un large éventail d'acteurs, notamment des agriculteurs, des citoyens et des hommes politiques, ont déployé et continueront de déployer des efforts considérables pour améliorer la qualité des paysages agricoles en tant qu'habitat et en tant que matrice favorisant le déplacement des espèces. Il est essentiel que les mesures de réduction des impacts sur la biodiversité de la Ligne 18 soient conçues pour accompagner ces efforts et non pour les contrecarrer.

Ressources :
Territoire : Ile-de-France.

Acteurs impliqués : Collectivités, Grand public, Institutions, Laboratoires de recherche.

Personnes référentes : Romain Melot - romain.melot@inrae.fr (UMR SADAPT, INRAE), Emmanuelle Baudry - emmanuelle.baudry@u-psud.fr (Unité ESE, Université Paris-Sud, CNRS, AgroParisTech), Ségolène Darly - segolene.darly@univ-paris8.fr (UMR LADYSS, Université Paris 8), Anaïs Mohamed - anais.mohamed@inrae.fr (INRAE).

Résumé : Ce projet constitue la suite du projet PeriJardin, dont l'objectif était d'avoir un aperçu de la prise en compte des jardins en Île-de-France. GARLAND se concentre sur les jardins périurbains, notamment les jardins potagers, peu étudiés jusqu'ici. Le potentiel des jardins périurbains pour la biodiversité est déterminé par une combinaison de facteurs socio-écologiques et environnementaux opérant à différentes échelles. Ainsi, le projet propose une approche interdisciplinaire associant l’écologie, la sociologie et la géographie pour explorer ces facteurs sociaux et écologiques, les motivations et les barrières pour une meilleure gestion de la biodiversité dans les jardins privés, à la fois à l’échelle individuelle et à l’échelle de la municipalité. L’objectif principal du projet est de développer une compréhension qualitative et quantitative des déterminants de la biodiversité dans ces socio-écosystèmes de jardins périurbains, afin d’identifier les opportunités de conservation de la biodiversité. Également, le projet souhaite déterminer si certaines pratiques liées aux jardins tendent à accroître le sentiment de connexion des citadins avec la nature, ce qui constituerait un levier potentiel pour augmenter les comportements pro-environnementaux généraux de ces derniers.

Ressources :